Is this your type ?

5 février 2010

Idsgn publishes a series called « Know your type« , with comments and graphical examples :

- Cheltenham, used by the New York Times.
- Gill Sans, sometimes called The Helvetica of England : « humanist sans-serif« .
- Clarendon, with a very US western frontier flavour.
- Gotham, famous in the noughties (2000-2009).
- Futura (+ on TypOL), inspired by the Bauhaus : « classic, geometric sans-serif« .
- Verlag, just think of the Guggenheim in NYC.
- Din, simply outstanding for readability all across Germany.

& :
- iLT’s own selection from 2009 | Overall category on Types&Fonts (TypOL).


Do cities get slim too ?

4 février 2010

Arup cannot be underestimated. Remember the engineering of the Sydney Opera, the Centre Pompidou in Paris, the Millau Bridge more recently.

Slim City is a nickname for a project that  » provided a global, risk-free platform where cities and the private sector could exchange best practices to deliver resource efficiency at the city level » (WebOL’s emphasis).

Hence :
- Post to introduce the project, by Duncan Wilson.
- Dedicated website, in the realms of the Word Economic Forum.
- What is ARUP ?

& :
- IT town of nowadays | City is diversity (WebOL).


Tchaïkovsky

4 février 2010

Contre des a-priori sur un style ou un autre, à ne jurer que par Schubert dans le Romantisme, le seul remède est d’ouvrir ses oreilles pour distinguer les grands des petits orchestrateurs, les immenses des bons compositeurs.

La Quatrième symphonie a tout du chef-d’œuvre, par des trouvailles surprenantes telles les seuls pizzicati du troisième mouvement, une écriture faussement classique qui créé des assonances durables comme le dialogue entre le hautbois et les cordes  dans le second, ou l’ostinato des cuivres dans le premier et le quatrième.

On l’écoute ? MusicUs ? Oui-Da !

On peut l’imaginer arpentant seul des notes en tête le chemin de rivage à Pärnu dans une baie étalée de la Baltique, aujourd’hui en Estonie où se trouve une plaque silencieuse rappelant qu’il aimait passer ses étés. L’on peut y revenir avec des mots encore à trouver.


Real-World-Internet

3 février 2010

RWI may sound a nerd jargon, but there is more to it. First rephrasing, it is as if artefacts other than computers (and now the so-called smart phones, in contrast with dumb ones ?) would get embedded in a vast web : cars, fridges, etc. It is to be discussed to what extend the term is close to the « Internet of Things« .

Anyway, all stakes not just technical are worth considering.

- White paper on RWI (PDF file) from the Future Internet Assembly.
- Wiki on RWI, from the Future Internet Assembly as well.
- Roadmap for RWI applications, article by many authors including OL.
- SENSEI Project + Post by WebOL.
- Topic tagged Designing the Internet of Things for Workplace Realities (WebOL).

(Thanks to ME).


Orthographe

3 février 2010

Écrire sans faute est affaire de conventions, d’habitudes plus que d’exceptions écrit fort à propos « Seve«  chez Rue89. Qu’ici soit affirmé l’intérêt de la langue correcte, qui n’exclut pas les licences littéraires parfois, plus dans la construction que dans la graphie, ni même les coquilles. Certains disent que l’orthographe est une politesse pour le lecteur, en tout cas il lui facilite la compréhension (exemple : l’excellente règle de l’accord du participe passé avec le complément d’objet direct placé avant lorsqu’il est conjugué avec l’auxiliaire avoir ; elle aide parfois à la compréhension – Ah ce sourire d’Alice que Luc a capté dans la boite à photons est différent de Ah la joie de son frère que Luc a emportée vers l’Austral, lui même différent de Ah la joie de son frère que Luc a emporté vers l’Austral).

La langue est chose vivante, ce qui ne veut pas dire qu’elle souffre de n’importe quelle distorsion. Le blog des correcteurs du Monde, Langue sauce piquante, est d’une lecture passionnante à ce sujet qui parle autant de sens que de forme.

Et de papier, ne jamais oublier le Manuel du Bon Usage de Grévisse : le site officiel avec cet accroche « Vous avez une belle langue, servez-vous-en !« , article du NouvelObs (2007), etc.-à suivre.

& :
- TypoGrapho pour rappeler que « Typography is what language looks like » (Ellen Lupton).


So-called social nets

1 février 2010

The Economist released a report on « Social Networking », considering the evolution of usage, business models and privacy issues. This is a good introduction, a bit technicist Wired-wise some time but with its welcome wit as well.

- A world of connections.
- Why social networks have grown so fast.
- Twitter’s transmitters.
- Profiting from social networks.
- Small businesses and social networks.
- Yammering away at the office.
- Social contracts.
- Privacy 2.0.
- The future of social networking.
- Sources and acknowledgments.

What is social actually ? Were the previous features non-social, anti-social ?

& :
- IT + Eco categories.
- (…)


Lecture ascensionnelle

24 janvier 2010

Il n’y a jamais trop de places pour la lecture. L’on voudrait demeurer sur une marche disparu dans du papier et de l’encre entre terre et ciel et terre, selon que l’on monte ou descende.

C’est là que l’on pourrait vivre en lisant en écrivant, en regardant sur écran de temps à autre les sélections graphiques et visuelles soignées de Fubiz (entre autres).


His favorite ‘09 fonts

23 janvier 2010

He (iLT) loves typography, so we do. The selection could be screened here at just a click stroke away : Trilby (David Jonathan Ross), Allumi PTF (Jean François Porchez), Trilogy (Jeremy Tankard), Calluna (Jos Buivenga), Alright Sans (Jackson Cavanaugh), Giorgio Sans (Christian Schwartz), Biographer (Angel Koziupa & Ale Paul), Memoriam (Patrick Griffin), Phaeton (Kevin Cornell & Randy Jones), Leksa (Alexandra Korolkova), FF Yoga & FF Yoga Sans (Xavier Dupré), Mr Eaves Sans & Modern (Zuzana Licko), Sentinel (Hoefler & Frere-Jones), Catacumba (Rui Abreu), Rui Abreu (Ale Paul), Mostra Nuova (Mark Simonson), Hopeless Diamond (Jonathan Barnbrook & Marcus Leis Allion).

& :
- More at TypOL’s pages.


Logorama, Logo-in-the-wild

21 janvier 2010

Ce qui était visible à la Cité du Design à Saint Étienne les tout premiers mois en 2009, dans le cadre de l’exposition L’objet du design dont le commissariat était assuré par les Sismo, éclate sur la Toile, de couleur et de forme avec une véritable trame narrative. Voilà les logos en folie, sans lien avec l’actualité :

- Logorama via Vimeo ou Fubiz./*
- Logorama sur le site officiel d’Autour-de-Minuit.

It speaks english, and it looks like a rainbow of brands. Beware, that’s catchy… keep it rolling rolling for 15 minutes : « Spectacular car chases, an intense hostage crisis, wild animals rampaging through the city », and a fireworks of colours and shapes.

& :
- Art video | IT art | Women in (video) art | Types keep on moving.
- Digital art memory.

*/ Ajout : il semble que la mise en ligne intégrale ait été ôtée très rapidement, pour des questions de droits.


Le sceau de Cees Nooteboom

17 janvier 2010

Son écriture, en français du moins, est emplie d’intelligence pétrie de culture et accompagne le lecteur comme en lui parlant seul à seul. Tumbas est un prétexte pour ruminer sa mémoire de mots, en une déclaration pour la littérature au bénéfice de visites tombales à la rencontre de grands écrivains, dont les écrits perdurent. Sa femme Simone Sassen l’accompagne dans les voyages comme dans l’écriture, photographique chez elle à la recherche du portrait des absents qui continuent de parler ; tâche aventurière.

La longue introduction est un grand texte en soi, magnifique de compréhension de la littérature, pas de la seule poésie comme il est question dans cet extrait, qui trouve toute sa plénitude par l’écho des souvent longues légendes des photos.

« (…) Je sais où ils sont, il me suffit de les appeler. La poésie est immuable dans son sens profond, mais elle s’exprime toujours avec des voix différentes, et de la manière la plus personnelle, sur l’universel et sur le monde., et ainsi elle illustre et accompagne l’amalgame de fiction et de réalité que nous sommes. La forme qu’elle adopte n’est jamais la même que nous-mêmes nous changeons. Nous avons constamment besoin de nouveaux poètes, de nouveaux poèmes, plus obscurs ou plus limpides, ironiques ou épiques, poètes du temps cyclique ou du temps linéaire, poètes de la ville ou de la nature, poètes amis ou ennemis du monde. Tantôt j’attends de la poésie qu’elle soit modeste, mesurée, ascétique ; tantôt je veux qu’elle chante, et elle peut même crier, en ce qui me concerne ; je voudrais qu’elle s’interroge sur elle-même, qu’elle s’afflige, ne dise presque rien, qu’elle balbutie, que le souffle lui manque ; ou alors qu’elle exalte la vie et nous submerge d’un déluge de mots. Il est des moments où je veux me perdre dans son obscurité, et d’autres où je désire qu’elle s’écrive avec le mordant de la pointe sèche. Je ne suis pas toujours le même, et je n’attends pas de la poésie qu »elle reste la même. Mon seul désir est qu’elle soit présente : hermétique, claire, rationnelle, métaphysique, dansante ou contemplative ; qu’elle parle le monde où je vis, de ce monde réel, imaginaire, transitoire, dangereux, possible et impossible. Et je sais qu’elle sera toujours là, avec tous ses masques, ses noms et ses formes, tous ses poètes et ses lecteurs, un élément naturel au même titre que l’eau et la terre, le feu et l’air. Qui sont ses lecteurs, nous l’ignorons. ‘Une gigantesque minorité’, a dit Juan Ramon Jiménez, et pourquoi pas ?

On peut entendre de la poésie dans de petites ou grandes salles, mais c’est à l’écart, dans la solitude, qu’elle se donne à lire. Ensemble ses lecteurs forment une communauté dont l’existence est connue de ses membres. A cet égard, ces lecteurs sont des sortes de moines chartreux ; souvent ensemble, la plupart du temps solitaires. Lire, c’est quelque qu’on fait tout seul, c’est une aventure spirituelle : si l’on recherche une clarté immédiate et qu’on redoute l’inconnu, mieux vaut se tenir à l’écart de la poésie, car lectrices et lecteurs ne trouvent pas toujours leur compte, ni chez la mystique Hadewijch d’Anvers, ni chez Gongora, pas d’avantage chez Eliot, Paz ou Celan. Souvent je ne les ai pas compris, ces poètes, même en les traduisant, comme ce fut le cas pour un Montale ou un Vallejo, par exemple. Mais ce n’était pas grave. Le lecteur est la cire, le poème est le sceau (…)« 

Apprendre le néerlandais pour lire CN dans le texte original, et comme pour rendre hommage à son irrépressible goût de polyglottisme ; vivre en lisant en écrivant, en somme, que ce soit avec CN ou d’autres.

Ajout : Pierre Assouline en fait un autre sujet de la même source.

Son écriture, en français du moins, est emplie d’intelligence et accompagne le lecteur comme en lui parlant seul à seul. Tumbas est un prétexte pour ruminer sa mémoire de mots, en une déclaration pour la littérature au bénéfice de visites tombales à la rencontre de grands écrivains, dont les écrits perdurent.

« Je sais où ils sont, il me suffit de les appeler. La poésie est immuable dans son sens profond, mais elle s’exprime toujours avec des voix différentes, et de la manière la plus personnelle, sur l’universel et sur le monde., et ainsi elle illustre et accompagne l’amalgame de fiction et de réalité que nous sommes. La forme qu’elle adopte n’est jamais la même que nous-mêmes nous changeons. Nous avons constamment besoin de nouveaux poètes, de nouveaux poèmes, plus obscurs ou plus limpides, ironiques ou épiques, poètes du temps cyclique ou du temps linéaire, poètes de la ville ou de la nature, poètes amis ou ennemis du monde. Tantôt j’attends de la poésie qu’elle soit modeste, mesurée, ascétique ; tantôt je veux qu’elle chante, et elle peut même crier, en ce qui me concerne ; je voudrais qu’elle s’interroge sur elle-même, qu’elle s’afflige, ne dise presque rien, qu’elle balbutie, que le souffle lui manque ; ou alors qu’elle exalte la vie et nous submerge d’un dé

Apprendre le néerlandais pour lire CS dans le texte original, et comme pour rendre hommage à son irrépressible goût de polyglotisme.