Le goût de l’archive

Posted on 9 mai 2008

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Comme l’écrit Pierre Assouline dans sa chronique du Monde 2 du 1er décembre 2007 (reprise dans son billet en ligne du 30 janvier 2008), il faut être un peu fou pour savourer ligne à ligne la lecture d’un inventaire d’archives. Ce n’est pas pour me vanter mais j’en suuis. Qui saura jamais expliquer cette mystique des vieux papiers ? L’enquête dans les dépôts d’archives, c’est le sel de la recherche. On quête la pépite éblouissante, sans autre tamis que le regard, dans un océan d’information d’un ennui mortel. Il y a là la volupté inacessible aux simples lecteurs de livres d’histoire. Un oeil un peu exercé décèle aussitôt dans ce magma d’intitulés de pelures, de dossiers, de boîtes ou de microfilms ce qui pourrait donner des livres épatants. Les mémoires et les thèses, cela va de soi puisque les centres d’archives sont d’abord faits pour les étudiants, les professeurs et les chercheurs. Mais des livres ! Chaque nouvel inventaire détaille est un gisement pour qui sait le décrypter.

Ce n’est pas pour se vanter mais WebOL, un peu fou, se reconnait dans ces propos passionnés :
– Renvoyons à l’ouvrage d’Arlette Farge, Le goût de l’archive (Seuil Points Histoire).
– Citons le célèbre aphorisme de Marc Bloch dans son Apologie pour le mêtier d’historien : Un bon historien ressemble à l’ogre de la légende. Là où il flaire la chair humaine, il sait que là est son gibier .
– Baladons-nous @Lavoisy/Net > Professionnel > Recherche & Liens.

(Curiosité sans limite pour une quête sans fin)