XIIIe siècle

Posted on 16 mai 2008

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Quelques notes à partir du remarquable chapitre rédigé par Paul Benoit dans Eléments d’histoire des sciences, publié chez Bordas sous la direction de Michel Serres. En quelques pages limpides (pp.176-195) intitulées La théologie au XIIIe siècle : une science pas comme les autres, il est abordé ceci : où l’on verra la théologie, grâce à Aristote, a acquis le statut de science et comment elle l’a perdu au moment où naissait une nouvelle science dans l’Europe médiévale ; où l’on verra aussi que la définition d’une science est chose changeante.

La scolastique :
Lectio (lecture) : 1/ littera (lettre), 2/ sensus (sens), 3/ sententia.
Quaestio (question).
Disputatio (dispute).

Les 4 causes d’Aristote, pour expliquer la création d’un objet :
– La cause matérielle : le matériau.
– La cause efficiente : l’ouvrier, l’artisan qui agit sur cette matière.
– La cause formelle : la forme qu’on donne à l’objet.
– La cause finale : l’usage auquel on distingue l’objet.
Ces quatre causes se retrouvent dans les processus naturels : les substances, composées de matière et de forme, sont soumises à toutes sortes de changements. Les corps célestes, eux, ne subissent pas de changement et sont animés d’un mouvement régulier et circulaire. Au-delà, à la périphérie du monde, la cause première, le premier moteur, Dieu, demeure immobile et éternel.

Quelques liens :
Docteur Angélique : oeuvres de Thomas d’Aquin.
Grand Portail Thomas d’Aquin.
– @Wikipédia, avec les réserves d’usage : Scolastique (english version, deutsche Fassung), Thomas d’Aquin (english version, deutsche Fassung), Aristote (english version, deutsche Fassung).

(A suivre)