Eloge de l’oisiveté

Posted on 19 mai 2008

0


Non point la paresse mais, comme le décrit le dictionnaire de Pierre Richelet en 1680, le repos d’honnête d’homme de lettres ou autre qui travaille à son aise.

Vauban, l’homme des fortifications, fut un incessant voyageur, donc observateur et plume. Comme l’indique Jérôme Gautheret dans une recension publiée dans Le Monde des Livres du 23 novembre dernier, à propos de la première édition intégrale des Oisivetés de Vauban :

Sans logique apparente dans leur ordonnancement, très différents dans leur forme comme dans leur propos, les Oisivetés déconcertent, de prime abord. Mais elles constituent un témoignage capital sur l’état du royaume et l’évolution intellectuelle d’un soldat devenu légende nationale. (…) A une époque où la réflexion oeconomique en est à ses balbutiements, il se passionne pour la statistique et la fiscalité. (…)

Eloge donc de l’oisivité lorsqu’elle est nomade, observatrice, entreprenante, curieuse et critique : travaillons à notre aise.

Be the first to start a conversation

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s