Liberté et non gratuité

Posted on 16 novembre 2010

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Non pas un sujet du Bac Philo ou une conversation de comptoir intello que voici, mais la suite d’un précédent billet (« How much free is free« ) au bénéfice d’un fort clair intitulé « Le prix de la gratuité« , publié par Marin Dacos (@Homo Numericus). L’évidence que voilà dira-t’on mais qu’il est bon de rappeler pour ce qui concerne l’édition-électronique-en-ligne-donc.

Certains ont pu croire que le numérique allait faire chuter les prix d’édition, et que le seul changement de support (du papier au numérique) allait rendre possible une édition électronique en libre accès, dans un monde meilleur où les valeurs de diffusion du savoir pourraient l’emporter sur les basses contraintes budgétaires des sociétés savantes publiant livres et revues. Il faut bien se rendre à l’évidence: dans le travail éditorial, rien de fondamental n’a changé avec le numérique. Bien sûr, il est possible d’automatiser certaines tâches, comme par exemple la gestion des manuscrits soumis à l’éditeur et l’ensemble des échanges entre le rédacteur en chef, les experts, le comité de lecture, le conseil scientifique, etc. Mais cette automatisation n’est qu’un support à l’intelligence humaine, elle ne peut pas s’y substituer. Le travail d’un rédacteur en chef, d’un auteur, d’un expert et d’un secrétaire de rédaction restent les mêmes. Pire: en augmentant la visibilité des revues, la mise en ligne a augmenté les coûts de gestion des soumissions par des auteurs devenus plus nombreux… et la gestion des manuscrits assistée par wokflow n’est, finalement, que l’adaptation du secteur de l’édition à ces nouvelles conditions de visibilité. Pire encore: (…).

& :
– « Priced to sell » par Malcom Gladwell (@New Yorker, 2009-07-06).
IT + Eco (@WebOL).

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