David Grossman

Posted on 12 février 2012

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La vitesse de lecture est une mesure de la qualité d’une oeuvre littérature, soit par sa célérité vertigineuse lorsque la voix fait se taire toutes les autres (par exemple, lire 3 à 500 pages en deux soirées) différemment des romans dont le seul intérêt est l’intrigue moins originale qu’il n’y parait du reste, soit par sa lenteur telle qu’il n’est jamais souhaité en finir et donc que l’on fait s’étirer les pages.

Une femme fuyant l’annonce de David Grossman est long, mais trop court car le terme étant connu seule importe la manière d’y arriver. Le roman est un chef-d’oeuvre de mise en abîme chronologique, d’intrications politiques et personnelles des personnages non sans compter la part biographique de l’auteur. Il n’est pas fréquent de ne pas parvenir à anticiper les étapes suivantes dans le train de la lecture.

Tout y est.

Un certain libraire sachant lire et parler des livres le disait de manière pertinente, sauf sur un point. Tout y est, comme Guerre et Paix de Tolstoï est Austerlitz en 1805, comme Vie et Destin de Vassily Grossman est Stalingrad et la Second Guerre Mondiale, l’ouvrage de David Grossman est sidérant de richesses et d’inclusions sur la situation guerrière en Israël et Palestine, tout en décrivant peu : c’est un livre parlant, les 900 et quelques pages de texte ne sont que des paroles, dialogues ou monologues silencieux ; c’est un livre éminemment bavard. Comme les autres romans, l’on ne le quitte jamais.

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Ce qu’en dit Pierre Assouline.

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