Jack London

Posted on 16 juillet 2012

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Il n’est pas de lecture de saison, de livres de vacances, clame LittératurOL. Un texte doit happer, tourner dans les oreilles et marquer sans qu’importe le moment de sa découverte. Construire un feu (To built a fire) de Jack London n’est pas qu’affaire de température, mais aussi de lumière d’hiver, de réaction animale, de non-compréhension des éléments, de signes corporels crédibles et terribles. Pour parler du risque du profond froid, à peine commensurable, la nouvelle campe un homme peu expérimenté pour donner en creux de subtiles annotations sur le comportement à adopter dans de telles situations extrêmes.

Le lecteur ne fuyant pas la neige voudrait ajouter, car JL ne le dit pas, que les skis seraient le meilleur mode de locomotion par une meilleure portance quand la glace superficielle risque de céder, et par une célérité supérieure. Le lecteur polyglotte voudrait découvrir à quoi ressemble la musicalité du texte original, car la traduction française chez Actes Sud est fort réussie : JL l’Américain, du tournant du XXe siècle, a-t-il une langue un peu rugueuse (Hemingway) ou si fluide (Poe) ?

(Clin de clic à 6rPB).

Day had broken cold and gray, exceedingly cold and gray, when the man turned aside from the main Yukon trail and climbed the high earth bank, where a dim and little-traveled trail led eastward through the fat spruce timberland. It was a steep bank, and he paused for breath at the top, excusing the act to himself by looking at his watch. It was nine o’clock. There was no sun or hint of sun, though there was not a cloud in the sky. It was a clear day, and yet there seemed an intangible pall over the face of things, a subtle gloom that made the day dark, and that was due to the absence of sun. This fact did not worry the man. (…).

& :
Mes bons romans d’été (Cécile, lectrice).

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