Musique sans image

Posted on 1 octobre 2012

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Les musiques de film sont parfois meilleures que les films eux-mêmes, parfois trop bavardes en paraphrasant les gestes et les situations sur l’écran. En une rencontre de chefs-d’œuvre, l’on pourrait se souvenir de la bataille des chevaliers Teutoniques, dans Alexandre Nevski (Александр Ярославич Невский) de Eisenstein, pour laquelle Serguei Prokofiev opta pour une berceuse.

John Williams, lui, est un compositeur expert ; jouer sa partition fait parfois penser à Poulenc, à Chostakovitch. Son art de l’écriture est indéniable, pour lequel fermer les yeux ou faire courir les doigts est un gain.

– La liste de Schindler : ici au prisme de l’intensité du concert sous la baguette du compositeur, avec des commentaires de cet immense violoniste sur la sensibilité du son du dit compositeur (« I couldn’t believe how authentic he got everything to sound  » dit Itzhak Perlman, mais quoi donc : de la musique vaguement yiddish ? Du violon ?) ; là,  la version de la Bande Originale.
Star Wars (Main Theme)  | Star Wars (Princess Leia’s Theme) – (JW dirigeant).
Star Wars (Main Title ) | Star Wars (Imperial March) (Prague Film Orchestra).
Star Wars (Princess Leia’s Theme & Imperial March) (Wiener Philharmoniker).
Star Wars (Yoda’s Theme).

En prime,
Out of Africa theme de John Barry.
Spider-Man soundtrack.

En fait, la musique vit d’images, celles que l’on peut préférer cultiver par devers soi. Certes, l’on discutera de ce qu’il faudrait tenir compte de la volonté du compositeur d’accompagner un film, mais l’auditeur n’est pas prisonnier de ses intentions. L’opéra, comme art total ? C’est une autre affaire.

(Merci à MR et clin des clics aux I. : Our Side Story, Harmonies 2012, Roméo & Juliette Prokofiev).

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