Roberto Busa, s.j.

Qu’il soit ici proposé un multiple sujet : l’oeuvre du jésuite thomiste Roberto Busa pour les digital humanities, tel que le rapporte Philarête, l’auteur passionnant de l’Esprit de l’Escalier.

Il n’est qu’à lire in extenso, et ces quelques extraits :

Le Père Roberto Busa, s.j. Tout le monde s’accorde à reconnaître en lui le pionnier de ce qu’on appelle désormais les Digital Humanities– en français l’« informatique appliquée aux sciences humaines ». Roberto Busa s’est éteint le 9 août dernier, à l’âge de 97 ans, dans une indifférence quasi générale. Il est notre homme de l’année. Il n’y a plus qu’à le faire connaître.

« Il était né seulement pour faire des comptes, le computer, de l’anglais to compute, calculer, compter. Mais le père Busa insuffla dans ses narines le don de la parole ». La formule, lue dans L’Osservatore Romano après sa mort, est frappée d’un lyrisme réservé à ce type de publication, mais elle fait assez bien saisir ce que représente Roberto Busa. Il fut le premier, ou l’un des tous premiers, à comprendre que les nouveaux outils utilisés pour manier des chiffres, pour faire des statistiques à des fins scientifiques, guerrières ou commerciales pouvaient également servir la culture et les humanités. Il fut incontestablement le premier, en tous cas, à mettre cette idée en pratique. Busa fut l’artisan d’une première et monumentale réalisation : la confection de l’Index thomisticus, c’est-à-dire de la première concordance intégrale réalisée grâce à l’informatique sur l’œuvre complète d’un auteur. L’auteur était saint Thomas d’Aquin, et l’on se fera une idée du caractère gigantesque de l’entreprise en considérant que le corpus thomasien compte environ 10,5 millions de mots. Les œuvres connues d’Aristote en comptent un million, celles de Platon un demi million. Dans l’Index thomisticus, chacun des mots écrits par Thomas est répertorié, avec son contexte et la référence précise. Il est, le cas échéant, relié à son lemme (la forme principale du mot, qui peut être décliné s’il s’agit d’un nom, conjugué s’il s’agit d’un verbe, etc.). L’Index propose évidemment les statistiques de fréquence, qui sont d’une grande utilité pour les lexicographes. Le travail mené par le P. Busa, avec la collaboration d’IBM, commença en 1948. Le premier volume imprimé sortit en 1974, et l’ensemble des 56 volumes achevé en 1980. Il s’agit probablement du plus grand ouvrage publié à ce jour. Et comme Roberto Busa ne cessa jamais d’accompagner, sinon de précéder, les innovations constantes dans le domaine informatique, il veilla également à ce que l’Index fut, dès que possible, édité sous forme de CD-Rom, avant de donner son accord à sa mise en ligne, effective en 2005. Au long d’une vie de travail incessante, il posa les fondements de l’hypertexte, de l’analyse linguistique et de la lexicographie informatisée, et réalisa des avancées décisives dans le domaine de l’« intelligence artificielle » et de la traduction automatique.

et :

Roberto Busa joua un rôle décisif dans l’invention de ce qu’on appelle désormais l’hypertexte. C’est un des aspects où l’informatique représente un saut qualitatif, et non seulement quantitatif, dans l’édition de textes : elle permet d’enrichir le texte par diverses « balises » qui signalent, par exemple, que certains mots sont une citation d’un auteur et non les propres mots du rédacteur du texte, que tel nom propre est un nom de lieu ou de personne, ou qu’il existe pour tel passage telle ou telle variante dans un autre manuscrit. Dans le domaine des études médiévales, un grand travail issu de cette technique fut l’étude d’un cadastre florentin du XVe siècle (Les Toscans et leurs familles. Une étude du Catasto florentin de 1427, par D. Herlihy et Ch. Klapisch-Zuber, 1978). À la même époque paraissaient les 56 volumes de l’Index thomisticus. Busa n’était plus seul : de par le monde, des chercheurs de toutes disciplines recourraient désormais à l’informatique pour mener à bien des travaux dont la possibilité même n’aurait pu être envisagée sans cet outil.

Mais tout est à lire dans ce billet de Philarète (bis), auquel ces quelques liens sont ajoutés sous l’invitation de Wikipedia/Roberto_Busa :

Corpus Thomisticum
Web-based Index Thomisticus search engine
Index Thomisticus Treebank

& :
ADHO | ADHO/Resources (Alliance of Digital humanities).
Digital Humanities International, veille sur les « Humanités Numériques et champs associés » (CNAM, FR).
OpenEdition.org (Revues.org, Calenda, Hypotheses.org) | Revues.org ? (webOL).
– Twitter/@marindacos/digitalhumanities

La lecture n’est pas le livre

François Bon ne le dit pas avec ces mots, pourtant son passionnant entretien récent dans Libération est un résumé dense de son dernier ouvrage Après le livre (tel que repris par Arnaud Maïsetti mais FB vient lui-même de le mettre en ligne intégralement). Il s’agit, en auto-citation, de comprendre les pratiques et les supports de l’écrit,

Oui, l’écriture est affaire de technique ; cela n’est pas nouveau :

Il n’y a pas à faire l’apologie de techniques. Il y a deux idées importantes : la première, que l’écriture a toujours été technique, y compris lorsque Flaubert s’emporte parce que certains remplacent la plume d’oie par une plume de métal. La seconde : dans ces mutations, le nouveau est rarement aussi parfait que ce qu’avait atteint l’ancien, ça vaut pour l’imprimerie aussi. C’est seulement ce trimestre que les « liseuses », par exemple, deviennent confortables et amusantes. Nous devons confier aux modes de lecture numérique des contenus infiniment précieux, alors même que les supports évoluent, et que derrière il y a des monstres froids qui se moquent bien de tout ce qui n’est pas le commerce.

Oui, l’écriture de blog n’est pas nouvelle ; Roger Chartier et Robert Darnton en parlent avec beaucoup de finesse historienne, lequel premier parle d’or (« Ecouter les morts avec les yeux », « Ecrits et cultures dans l’Europe moderne ») :

Un peu ras-le-bol de voir répéter sans arrêt que le blog, c’est n’importe quoi. L’état relativement stable du livre imprimé avait comme compensation une fixation et une hiérarchisation de l’œuvre, qu’il nous appartient de rouvrir. Le temps de Kafka inclut un temps social, chaque fin d’après-midi retrouver ses copains auteurs ou théâtreux, inclut ses lectures à haute voix, comme il inclut son travail dans sa compagnie d’assurance. Et le temps de Kafka écrivain est basé sur la récurrence quotidienne de la prise d’écriture, qu’il s’agisse de lettres, textes brefs qui avancent par séries ou ses trois romans. Dans tous les cas, c’est le marquage quotidien de la prise d’écriture, que seuls les trois romans abolissent partiellement. Et cela vaut aussi en partie pour Flaubert, Stendhal, Balzac ou Proust. Le blog, dans cette approche, c’est seulement le déplacement d’un curseur entre face publique et face privée de l’atelier.

Oui, l’écrivain est un mot, un concept, une réalité sociale avec une épaisseur historique, pas une existence intemporelle :

Le terme « écrivain » est d’apparition récente, au XVIIe siècle (voir Alain Viala), et sa starification encore plus récente, au XIXe (voir Roger Chartier). Ce qu’on définit comme littérature s’est toujours constitué rétrospectivement, aussi bien pour Bossuet et Saint-Simon que pour Marcel Proust (en partie) ou Artaud et d’autres. Avec le Web, disparaissent les hiérarchies de publication, mais se composent des galaxies de communautés, incluant des expériences très denses d’écriture solitaire aussi bien que d’étonnantes aventures d’écriture collective. D’autre part, la notion de droit d’auteur devient obsolète : une large part de nos chantiers est en accès gratuit sur nos sites, et nos autres sources de revenu se démultiplient (lectures et performances, live-blogging). Le livre numérique peut devenir une ressource économique majeure pour les auteurs (la répartition des coûts est totalement autre, à Publie.net nous pratiquons un partage égal des recettes nettes, 50-50 entre l’auteur et la structure), mais les modes d’accès se multiplient, via abonnements, streamings, etc. Comment tout cela ne rejaillirait pas sur une idée de l’auteur construite autrement que dans la figure héritée du XIXe siècle ?

L’entretien est trop bref pour souligner le problème de l’existence éphémère de nombres publications imprimées, du fait de leur séjour très court en librairie et de la fringale du pilon. Mais, non, celui qui croit que l’écran est la mort du papier s’incline devant un Grand Partage dont l’illusion s’estompe. Pour boucler sur le titre du présent billet, l’ultime extrait sera :

L’histoire du papier est mobile, fascinante, complexe. Mais l’histoire du livre a commencé bien avant le papier. La question n’est même plus celle de transférer sur support électronique ce que nous aimions dans le livre, elle est d’explorer en quoi ces nouveaux modes de lecture autorisent d’autres formes de récit, d’interaction – c’est en ce sens-là que le numérique (le web notamment) n’est pas un succédané au papier pour le même objet, mais une aventure de langue qui excède le territoire du livre. Pour le papier, essayez toujours de dessiner sur votre livre une petite case avec marqué « recherche », vous aurez du mal.

(Bienvenue-encouragement à VT).

& :
– « La littérature n’a jamais visé à fabriquer des livres, mais des mondes« , ou un article du Magazine Littéraire, repris par FB à propos de son ouvrage.
Tiers-Livre, passionnant | Twitter/@fbon, très bavard mais noeud de réseau (FB).
Trace et mémoire de l’écriture | Numérigraphie des objets | Qu’est-ce que lire ? | « Ecouter les morts avec les yeux » (Roger Chartier) | « Ecrits et cultures dans l’Europe moderne » (Roger Chartier) | Supports de l’écrit (webOL).
– Eh tenez,le B(l)eau(g) calme de l’écrit (ecritOL).

Graphisme technique (6)

Seront publiés ici des bouts de thèse, laquelle est disponible en fichiers séparés via WebOL ; ces extraits doivent en donner la substance, sans l’appareil de notes : « La Matière et l’Action : Le graphisme technique comme instrument de la coordination industrielle dans le domaine de la mécanique depuis trois siècles ».

Après la conclusion générale, enfilons les écrans : d’abord le chapitre second de la partie I intitulée La fabrication en filigrane.

& :
– Reprendre le chapitre précédent intitulé
Décrire ce que l’on sait faire.
– Consulter la conclusion générale
.

 Transmettre les savoirs par les objets (I.2)
| Introduction

Se focaliser sur l’objet pour transmettre des savoir-faire

Le chapitre précédent a commencé à aborder la question de la fabrication qui est, au cours du XVIIIe, bien présente. L’objet de ce chapitre est de montrer que certains graphismes techniques, se focalisant sur un objet —défini ici comme un assemblage de pièces ou même un ensemble de machines formant une unité (que l’on précisera)—, constituent des discours sur la fabrication. Nous avons établi précédemment que des graphismes techniques du XVIIIe siècle contiennent des informations sur la fabrication. Pour autant, les différents graphismes techniques interviennent-ils directement dans l’étape de fabrication : permettent-ils à eux seuls de la guider ? Nous verrons qu’il est très difficile de répondre à cette question car le graphisme peut renvoyer à d’autres modes de coordination tels que l’oral qui tient très certainement une grande place. Quoi qu’il en soit, la fabrication est un registre présent dans les discours, les objets, les institutions : bref, elle apparaît a minima en filigrane.

Il s’agit de transmettre des savoirs et des expertises liés à la fabrication et à son organisation. Cet aspect est particulièrement vrai même lorsque les graphismes techniques ne montrent plus directement l’environnement autour de l’objet fabriqué, comme dans les planches de la Description des arts et métiers et l’Encyclopédie1. Nous présenterons notre analyse à partir des acteurs (démonstrateurs, élèves, ingénieurs), des instruments (la cotation, les lavis, les maquettes), des compétences (standardiser, enseigner, collecter, conserver, rapporter, ordonner). Nous verrons également que la fabrication d’objets ne se joue pas seulement à l’intérieur de l’atelier mais aussi dans des lieux de formation, de collecte, de conservation ou encore dans des ateliers de fournisseurs de matières premières.

Différentes approches du graphisme technique du XVIIIe

Les travaux qui nous sont contemporains semblent négliger les relations existantes au XVIIIe entre le graphisme technique et la fabrication d’objets. En général, la fabrication n’est que rarement mise en relation avec les graphismes techniques considérés. La plupart des auteurs évoquant les graphismes en couleur (les lavis) se posent la question suivante : est-ce de l’art ou de la technique ? C’est-à-dire : ces graphismes sont-ils des œuvres relevant des Beaux-Arts ou un support de communication pour la fabrication ? Reformulons les deux volets de l’alternative : sont-ce de la représentation des formes, des aspects extérieurs ou plutôt des dimensions ? En première analyse, nous pourrions dire d’une part que la cotation, les échelles, la représentation des parties intérieures des objets (via les traits en pointillés, figurant les parties cachées) sont liées à la fabrication, à la technique ; d’autre part que les couleurs, les ombres renvoient à l’esthétique.

La posture défendue dans ce chapitre est que ces aspects ne s’opposent pas toujours si catégoriquement. Dans le cas des planches de l’Encyclopédie, les personnages des planches donnent une échelle, i.e. l’ordre de grandeur des objets est implicitement défini par rapport à la taille d’un homme : les machines, les objets, les humains forment un univers commun dans lequel ces derniers sont les référents. Nous avons vu, dans le chapitre précédent, que la représentation formelle est un discours sur la fabrication. Considérons également les lavis du Portefeuille Vaucanson2 et faisons l’hypothèse suivante : les différents types de graphisme technique —lavis, gravures de l’Encyclopédie entre autres— n’ont pas de forme précise préalable ; leur forme, leur signification proviennent de l’interaction d’éléments extérieurs comme les objets ou les contextes d’usage.

Certes Alain Mercier montre bien, notamment dans sa brève étude sur la cotation, que la fabrication n’est pas extérieure au contexte dans lequel évolue le graphisme technique du XVIIIe. L’optique de ce chapitre est cependant différente de la sienne : il traite plutôt d’une histoire de la représentation des formes, alors que l’ensemble de ce mémoire est une histoire de l’instrumentation de la fabrication. Les conclusions sont parfois opposées : le graphisme tel que nous l’étudions concerne dès à présent la fabrication.

En outre, à partir de la notion d’« ingénieur-artiste » empruntée notamment aux travaux d’Antoine Picon, nous parlerons de Vrégille, qui peut être considéré comme un artiste au sens qu’il partage avec nombre de peintres la maîtrise de l’aquarelle mais aussi comme un ingénieur, en ce sens qu’il traite de fabrication : il organise, il planifie, il rapporte. A son propos, nous nous demanderons s’il conçoit : quoi ? avec quoi ? pour qui ? comment ? Les questions suivantes seront les nôtres : comment la fabrication est-elle décrite ? présentée ? masquée ?

Nous avons évoqué plusieurs sortes de graphismes. Est-il possible d’en distinguer cinq types, à partir des catégories définies par Ken Baynes et Francis Pugh ?
– Le « dessin de conception » : ce que nous nommerons brouillon dans ce chapitre ;
– Le « dessin de projet » : qui est issu des bureaux de construction datant d’une période postérieure à celle qui nous occupe ici ;
– Le « dessin de fabrication » : celui qui sera décrit ultérieurement comme un ordre de fabrication ;
– Le « dessin de récolement » : réalisé après la fabrication, pour tenir compte des écarts survenus lors de celle-ci ;
– Le « dessin d’illustration technique » : pour donner à voir, pour faire de la promotion.

Pour autant, toute typologie laisse supposer qu’il est possible de séparer clairement les différentes fonctions d’un graphisme. En outre, on parle ici du XIXe siècle, lorsque la fabrication est un registre établi de toute autre manière : pour paraphraser Alain Mercier, il est encore trop tôt pour parler de graphisme comme « un dessin industriel [au sens strict] », i.e. directement lié à la production. Le premier point de ce chapitre, concerne la cotation dans l’élaboration des lavis, et s’attachera à montrer, au contraire, que la représentation des formes et les annotations textuelles se précisent progressivement et conjointement. Ce n’est pas parce que le dessin n’est pas autonome par rapport au texte —comme dans l’Encyclopédie— qu’il n’est pas lié à la fabrication.

Les auteurs précédemment cités traitent rarement de la fabrication comme d’une question centrale. Les travaux actuels sur le sujet sont encore très peu nombreux. Ken Alder, s’il ne considère le graphisme technique que de manière ponctuelle, étudie la fin de l’Ancien Régime et la période révolutionnaire (jusqu’à sa clôture par Bonaparte après le coup d’état de 1799). Il montre qu’une révolution productive avorte, mais débouche sur une révolution sociale. La première standardisation, celle de l’interchangeabilité des pièces, est une tentative abandonnée sous Napoléon, mais les acteurs qui l’ont portée sont en fait les grands gagnants de la révolution politique et sociale qui commence en 1789. Ils se placent dans les rouages d’un Etat qui voit se développer la technocratie : des personnes reconnues non pour leur fortune, non pour leur rang de naissance mais pour leurs compétences seront les moteurs de la création du Conservatoire des Arts et Métiers, de la future Ecole Polytechnique, etc. Elles ont notamment pour noms Monge, Conté, Vandermonde, Cécile, Molard.

Analyse des pratiques

C’est à partir des traces des pratiques que nous plongerons dans le contexte de la seconde moitié du XVIIIe siècle, moment de fortes mutations —avant même la Révolution française de 1789—.

Nous étudierons en particulier les graphismes du XVIIIe en couleur, les « lavis », terme qui désigne des dessins coloriés à l’aquarelle (on dit parfois lavés) auxquels nous associerons des graphismes, des croquis à l’encre ou au crayon moins soignés que nous appellerons brouillons.

L’étude de ces brouillons montrera que la cotation et les commentaires textuels sont des pratiques utilisées pour la réalisation des lavis. L’analyse d’un cas particulier permettra de démontrer qu’ils constituent des instruments d’expertise de la fabrication. Enfin, nous nous intéresserons à une institution : le Conservatoire des Arts et Métiers, créé en 1795 comme lieu où l’objet est isolé pour transmettre des savoirs sur la fabrication.

(…)

Business Models Matters (#6)

Is this Business-Models-for-Innovation ? Or innovative Business-Models ? Even innovation of (in) Business-Models ?

Rethinking Business Model for Innovation : Lessons from entrepreneurial cases is an e-book, edited by Valérie Chanal in late 2010. For teasing, copyrighting and coherent editing issues, the proposition is to release few focused excerpts. Here is the introductive part of the chapter written by Marie-Laurence Caron-Fasan, Jean-Marc Francony and Nathalie Quinette.

& :
– To download the full book for free (shortcut : from HAL-SHS, France’s academic publication platform).
–  The introduction of this chapter about e-marketing, Predictys and information web-agency  | To unfold the chapter about Sportganizer and the use of sponsoring in a Web 2.0. platform (Chanal, Giannelloni, Parent)  | To unfold the chapter about SENSEI and collaborative projects (Lavoisy, Eurich, Akselsen, Ytterstad).
–  
Business model ? (webOL).

Creating more value through
the integration of Business Models in e-marketing :
Predictys – a transformation from infomediary to integrated web-agency
| Conclusion

Online advertising, despite its recent arrival in the advertising world, is creating a revolution in the sector. The main actors in the sector didn’t get it wrong. They’ve launched takeovers, each more spectacular than the previous: taking control of the RightMedia network by Yahoo for 680 million dollars, of Aquantive by Microsoft for 6 billion dollars or the DoubleClick network (70% of online advertising in the United State) by Google for 3.1 billion dollars. The tendency of e-advertising has moved towards the regrouping of online advertising networks which implies that these networks to be able to broaden their capacity to follow and collect information on Internet users (Peyrat, 2009).

Online advertising has traditionally been divided into seven categories: the “search” (purchase of key words), the display (publicity banners), the address data bases (selling of e-mail addresses), the affiliation (presence of a marketing site on one or several screens of affiliated sites), the price comparators, e-mailing and the mobile phones.

It’s the e-mailing activity that Predictys chose to enter the market in 2007. Initially the company decided to limit its activity to the French market, positioning itself as an editor.

This chapter explains how Predictys has developed since 2007 up until today and how the company found an original position on this market, already saturated and dominated by a number of large actors. We’ll explain the two main development phases of the company: the first over which the company adopted the position of a traditional actor in the online advertising market, and the second where Predictys attempted to differentiate its services from those of its competitors through producing more detailed knowledge of Internet users and their behaviour.

(…)

Graphisme technique (5)

Seront publiés ici des bouts de thèse, laquelle est disponible en fichiers séparés via WebOL ; ces extraits doivent en donner la substance, sans l’appareil de notes : « La Matière et l’Action : Le graphisme technique comme instrument de la coordination industrielle dans le domaine de la mécanique depuis trois siècles ».

Après la conclusion générale, enfilons les écrans : d’abord le chapitre premier de la partie I intitulée La fabrication en filigrane.

& :
– Consulter la conclusion générale
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 Décrire ce que l’on sait faire (I.1)
| Introduction

De la diffusion graphique du savoir productif

Ce premier chapitre présente une situation particulière d’usage du graphisme technique : la diffusion de l’information de nature technique, non pas au sein d’un atelier ou d’une entreprise mais entre régions, entre couches de la population, au sein d’un pays —la France—, et même au-delà de ses frontières. Cette information présente ici un caractère technique en tant qu’elle met en jeu des acteurs, des savoirs et des instruments.

Nous nous efforcerons de décrire les interactions entre ces trois pôles analytiques1 pour saisir ce qu’est cette première forme de graphisme technique. L’étude se situe dans la période souvent qualifiée d’« Age des Lumières », correspondant approximativement au règne de Louis XV2. Nous verrons en fait qu’il faut remonter au cours du règne de Louis XIV, lors de la dernière décennie du XVIIe siècle3. Nous aborderons cette période des Lumières sous l’angle de l’histoire de la coordination technique4. Nous nous affranchirons ainsi de certaines explications faisant appel à l’air du temps, à l’apparition d’une prise de conscience politique ou philosophique favorable à la diffusion de l’information.

Durant la période de la fin du XVIIe siècle à la seconde moitié du XVIIIe siècle se développe la diffusion de présentations des arts et métiers dans des publications exposant un mélange de textes et de dessins qui renvoient des uns aux autres. Pourquoi sont diffusées de telles présentations des activités techniques et industrielles ? Qui concourt à cette entreprise ? Par quels types de représentations sont mises en scène les activités productives ? C’est ce que nous verrons dans ce chapitre premier consacré aux modes de description des activités de transformation de la matière, regroupées sous les termes d’« artisanat » ou d’« industrie ».

Nous montrerons en quoi la forme particulière du graphisme technique est de décrire ce que l’on sait faire plutôt que ce l’on fait effectivement. En d’autres termes, cette utilisation de la description au cœur du graphisme technique porte moins sur ce qui est effectivement fabriqué que sur ce que l’on pense savoir faire.

De l’Encyclopédie à la question des savoirs

Considérons qu’il ne faille pas isoler l’Encyclopédie d’autres mouvements de description des arts et métiers, notamment le projet développé sous l’égide de l’Académie royale des sciences dont le titre est proche : la Description des arts et métiers5. Nous analyserons tout d’abord le projet et la construction de l’Encyclopédie : le contexte de son émergence, la question des arts mécaniques et son destin éditorial. Nous nous intéresserons ensuite à ce mouvement, plus général, qui consiste à décrire les métiers. Ce sera l’occasion de nous interroger par là même sur la nature de la description, sur la notion de métier et sur le recours respectif à l’image et au texte. C’est alors que nous développerons le nœud central du chapitre : la description des savoirs.

D’une manière générale, les sources étudiées dans ce chapitre montreront maints acteurs originaux et indissociables. Cela est radicalement différent des distinctions souvent établies entre les « artistes » (terme qui sera, à l’instar de la terminologie de l’époque, employé désormais dans ce mémoire pour ouvriers, techniciens, hommes de l’art, etc.) d’un côté, et le Diderot des Lumières de l’autre. Le mouvement de description des savoirs sera ainsi replongé dans le contexte de l’époque, de ses acteurs, de ses pratiques et de quelques-uns de ses instruments.

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Business Models Matters (#5)

Is this Business-Models-for-Innovation ? Or innovative Business-Models ? Even innovation of (in) Business-Models ?

Rethinking Business Model for Innovation : Lessons from entrepreneurial cases is an e-book, edited by Valérie Chanal in late 2010. For teasing, copyrighting and coherent editing issues, the proposition is to release few focused excerpts. Here is the introductive part of the chapter written by Marie-Laurence Caron-Fasan, Jean-Marc Francony and Nathalie Quinette.

& :
– To download the full book for free (shortcut : from HAL-SHS, France’s academic publication platform).
–  To unfold the chapter about Sportganizer and the use of sponsoring in a Web 2.0. platform (Chanal, Giannelloni, Parent)  | To unfold the chapter about SENSEI and collaborative projects (Lavoisy, Eurich, Akselsen, Ytterstad).
–  
Business model ? (webOL).

Creatin g more value th rough
the integration of Business Models in e-marketing :
Predictys – a transformation from infomediary to integrated web-agency
| Introduction

Online advertising, despite its recent arrival in the advertising world, is creating a revolution in the sector. The main actors in the sector didn’t get it wrong. They’ve launched takeovers, each more spectacular than the previous: taking control of the RightMedia network by Yahoo for 680 million dollars, of Aquantive by Microsoft for 6 billion dollars or the DoubleClick network (70% of online advertising in the United State) by Google for 3.1 billion dollars. The tendency of e-advertising has moved towards the regrouping of online advertising networks which implies that these networks to be able to broaden their capacity to follow and collect information on Internet users (Peyrat, 2009).

Online advertising has traditionally been divided into seven categories: the “search” (purchase of key words), the display (publicity banners), the address data bases (selling of e-mail addresses), the affiliation (presence of a marketing site on one or several screens of affiliated sites), the price comparators, e-mailing and the mobile phones.

It’s the e-mailing activity that Predictys chose to enter the market in 2007. Initially the company decided to limit its activity to the French market, positioning itself as an editor.

This chapter explains how Predictys has developed since 2007 up until today and how the company found an original position on this market, already saturated and dominated by a number of large actors. We’ll explain the two main development phases of the company: the first over which the company adopted the position of a traditional actor in the online advertising market, and the second where Predictys attempted to differentiate its services from those of its competitors through producing more detailed knowledge of Internet users and their behaviour.

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Friedrich von Preußen

To call him « Friedrich the Great » (Friedrich der Grosse) should benefit from a historical scrutiny, with critical insights. The latest issue of Die Zeit Magazin is excellent in throwing contextual perspective into the topic : Friedrich, der Große – Reformer, Schöngeist, Kriegsherr: Vom Leben und Nachleben des Preußenkönigs.

Friedrich für alle. Wie das 19. Jahrhundert das friderizianische Preußen erfand: Adolph Menzels berühmte Historiengemälde [Seite 6].
Der ewige König. Wer war Friedrich II.? Wer machte ihn groß? Und warum spaltet er das Publikum bis heute? Ein Essay Von Tillmann Bendikowski [Seite 14]
Königliche Bettgeschichten. Schon die Zeitgenossen spekulierten über Friedrichs Liebesleben Von Tillmann Bendikowski [Seite 20].
Friedrichs Lande. Historische Karte: Preußen 1740–1786 und die wichtigsten Schlachten des Siebenjährigen Krieges [Seite 28].
»Dieser Mann war ein Gesamtkunstwerk«. Ein Gespräch mit den Historikern Christopher Clark und Adam Krzeminski über Leben und Nachleben einer Legende [Seite 30].
Halb Kulisse, halb Kaserne. So ging es in Potsdam unter Friedrichs Herrschaft zu. Ein Stadtporträt Von Peter-Michael Hahn [Seite 40].
Berliner Klassik. Er spielte glänzend Flöte. Aber was taugen die Kompositionen des Königs? Von Volker Hagedorn [Seite 50].
Süchtig nach Reimen. Friedrich dichtete unter anderem eine Hymne an die Wollust. Hier ist sie erstmals im Original zu lesen Von Vanessa de Senarclens [Seite 52].
Der erste Diener und seine Untertanen. Landreform, Folterverbot, Religionsfreiheit: Wie fortschrittlich war Preußen wirklich? Von Bruno Preisendörfer [Seite 56].
Ungleiche Kinder der Aufklärung. Friedrich der Große und George Washington: Ein Doppelporträt Von Jürgen Overhoff [Seite 64].
Unter dem Getöse von 300 Kanonen. Die Schlachten des 18. Jahrhunderts waren keine »sauberen« Kabinettkriege, sondern blutige Massengefechte Von Andreas Molitor [Seite 70].
Die Gegenspielerin. Wie Österreichs Herrscherin Maria Theresia dem Preußenkönig die Stirn bot Von Mirjam Zimmer [Seite 78].
Mit Zoll, Zwang und Betrug. Um seine Armee zu finanzieren, schreckte Friedrich auch vor Münzfälschung nicht zurück Von Wolfgang Zank [Seite 80].
Knollen fürs Volk. Kartoffeln sollen auf Preußens Äckern wachsen, befahl der König. Doch die Bauern blieben stur Von Hella Kemper [Seite 84].
Alles oder nichts. Dieser Maxime Friedrichs folgte auch Adolf Hitler Von Volker Ullrich [Seite 90].
Der König der DDR. Die sonderbare Karriere des Alten Fritz unter Ulbricht und Honecker. Eine Spurensuche Von Christoph Dieckmann [Seite 94].
– (…).
Von Rheinsberg bis Sanssouci. Ein Besuch auf den Schlössern, die für Friedrich wichtig waren [Seite 27, 39, 69 und 77].

& :
History ? | Geschichte ? | Histoire ? (webOL).